Chacun de nous a une vision du monde. En fait, nous en avons chacun plus d’une. Nos visions du monde opèrent à 80% inconsciemment et influencent la façon dont nous voyons et interagissons avec le monde, les événements, les situations et les autres personnes. Les visions du monde influent sur la communication, la prise de décisions et les milieux de travail, la communauté et la famille. Les tensions et les conflits, ou l’apathie et la résignation font partis d’un éventail de réponse possible lorsque les visions du monde s’entrechoquent.

Un individu, une organisation ou une communauté qui est conscient des multiples visions existantes sur le monde offre un plus grand potentiel de leadership, plus d’inclusion, des lieux de travail plus accueillant. La créativité qui découle de l’interaction de plusieurs visions du monde, conduit plus souvent à des idées novatrices et des solutions ainsi qu’à un plus grand engagement des collaborateurs.

                                           

Tant que l’on reste campé sur sa vision du monde, on ne peut être curieux de connaitre la vérité de l’autre : le jugement ne peut pas cohabiter avec la curiosité.

Le “Worldview Intelligence” comprend un ensemble de modèles, de pratiques et de cadres pour travailler avec les visions du monde individuelles et collectives. Il offre des façons d’aborder les hypothèses, les croyances et les systèmes de valeurs des individus, des organisations et des pays de manière réfléchie et curieuse plutôt que de manière contradictoire ou défensive; offrant le potentiel d’approches et de solutions plus étendues sur une gamme de questions pouvant être légèrement en contradiction jusqu’à complètement conflictuel à apparemment insoluble.

Nous avons tous une « vision du monde », ce prisme inconscient à travers lequel nous entendons l’autre, recevons ce qu’il dit et formulons une réponse. C’est un processus sous-jacent permanent, qui oeuvre dans toutes nos interactions. En prendre conscience permet de transformer profondément nos échanges. Connaître sa vision du monde, savoir décrypter celle des autres, aide à ouvrir le dialogue.

Stéphan Krajcik